Le vélo en hiver : pourquoi et comment
Photo par Steve Handwerker
Le home-trainer :
Vous l’avez certainement compris, le home-trainer peut être d’une utilité redoutable, mais peut aussi se révéler une véritable « épée de Damoclès ». En effet, les intensités rencontrées sur le home-trainer trouvent rarement leur équivalent à l’extérieur, sauf peut être lors d’épreuves, et il est facile de se concentrer sur tous les paramètres du pédalage : la technique, la vélocité, l’intensité, la position etc… L’absence des aspects extérieurs propres au vélo (conditions climatiques, dénivelés, autres athlètes…) favorise ces possibilités d’ « isoler » les difficultés. Seulement, le revers de la médaille peut être douloureux, et le surentraînement très (trop ?) près. La déshydratation est bien sûr le risque majeur (on peut transpirer jusqu’à 2 fois plus sur un home-trainer qu’à l’extérieur !), avec toutes les conséquences imaginables (mauvaise récupération, problème de reconstitution des réserves de glycogènes, tendinites …). Mais il y a également la possibilité de se surestimer lors des séances et finalement de ne plus être efficace, mais bien au contraire : c’est alors le lent « début de la fin » et nous ne sommes qu’en début de saison. Prenez donc patience (sauf pour ceux qui ont des objectifs tôt dans la saison, bien sûr !), et sachez appréhender chaque séance avec recul et analyse : quel est le but de la séance que vous allez effectuer, correspond-elle à vos besoins, et si oui, les intensités concernées sont-elles à votre portée ? Si la réponse est non, n’hésitez pas alors à diminuer un peu les difficultés, en intensité ou en durée, quitte à rallonger un peu la récupération entre les séries par exemple. Une certitude est acquise : une séance de home-trainer peut facilement être effectuée au dessus de ses moyens, mais ne sera jamais faite « dans le vide ». Quoique vous fassiez, les efforts consentis paieront, encore faut-il savoir capitaliser les efforts. La consigne à ne jamais perdre de vue : boire, boire, boire… de l’eau bien sûr !
Le vélo :
Alors là, il y a deux groupes : ceux qui ont la chance d’habiter
dans des endroits favorisés par une météo clémente (il y en a en
ce moment ???) et les autres. Pour les premiers (les chanceux !),
la réponse est « oui », faites-vous plaisir et profitez de la
chance que vous avez. Pratiquer en extérieur est ce qu’il y a de
mieux, sauf avec des températures extrêmes. Vous pouvez varier
les paysages dans lesquels vous évoluez, vous pouvez faire varier
les dénivelés, et, si vous connaissez les groupes locaux, vous
pouvez sortir occasionnellement avec eux (attention, pas avec les
élites 2 du coin !). Profitez de votre matériel, apprenez à le
dompter, et optimisez son rendement en le connaissant mieux :
quels développements vous conviennent le plus, quelle position
vous est la plus agréable ou vous parait le plus aérodynamique
(quoiqu’en ce moment, c’est pas le souci principal !), quelle
position vous est le plus favorable, en danseuse ou assis lors
des ascensions courtes ou longues… Toutes ces questions, vous
avez le temps d’y répondre en hiver, malgré vos trois couches
épaisses qui vous protègent du « froid », et c’est maintenant
qu’il vous faut y répondre. Votre corps « enregistrera » ainsi la
position, et sera largement habitué à vous donner son potentiel
maximum quand le moment sera venu.
Pour le second groupe (et je crois que nous sommes majoritaires
!), inutile de sortir par des températures extrêmes et de risquer
par la même occasion de tomber malade ou pire, d’avoir un
accident. Prenez alors votre mal en patience, vengez-vous sur le
home-trainer ou bien, si vous en possédez un et qu’il ne fait pas
encore trop froid, allez faire du VTT. Ce moyen de substitution
peut éventuellement vous permettre de garder contact avec la
sensation du pédalage en extérieur, mais ne perdez pas de vue que
sauf avec un vélo vraiment étudié, la position n’est pas du tout
la même sur vos 2 vélos. L’avantage principal du VTT est qu’il
vous permettra de bien travailler la vélocité, et souvent à des
intensités plus hautes que sur le vélo de route, par contre
l’inconvénient majeur est que le risque de chute est important :
si vous n’êtes pas un fin technicien (et c’est malheureusement
trop souvent le cas !), n’allez pas compromettre votre saison en
empruntant des chemins trop ardus pour vous. Quand à l’intensité
de l’effort, faites bien attention également avec votre VTT : les
efforts sont plus courts et souvent beaucoup plus intenses qu’en
triathlon (les efforts sont diamétralement opposés !), et peuvent
être utiles dans le cadre d’une préparation ciblée.
Mais comme pour tout, n’en abusez pas trop, et sachez vous «
freiner ». C’est bien connu, les abus ne sont généralement pas
très bons !












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commentaires
01 Février 2005, par : laurentune séance type, de fréquence de pédalage n'a jamais fait de mal en regardant du triathlon à la télévision
02 Mai 2005, par : benjaminune solution hivernale : materiel :
1 VTT
2 atletes motivés et de taille proche
metode:
alternativement chaqu'un pedale ou courre en sosbois c'est tres agéable et permet unesorte de fartlek et vde pedaler sans soufir du froid
01 Septembre 2005, par : koogaEn triathlon, j'ai un point faible c'est le vélo, il me manque de la velocité et de la puissance, pourais tu me donner des types de séances a fair, et me dir comment bien gérer une saison en velo, quand travailler la velocité et la puissance. (comment bien progresser en velo). MERCI