Publié le: 10 Décembre 2004
Par: Rebekah Keat
Lien: http://www.ironmanwa.com/

Rebekah Keat : le triathlon tel quel

Photo par Nick Munting

La jeune australienne Rebekah Keat a remporté l'Ironman Western Australie voilà 10 jours. Pour son premier Ironman, et à 26 ans, l'expérience qu'elle nous livre est dénuée de sous-entendus. Fraîcheur et joie de vivre, bravo Bek !
Mon rêve de devenir une Ironwoman s'est finalement réalisé après six années d'espérance, qu'un jour je bouclerais mon premier Ironman.
Lorsque nous sommes arrivés à Perth, moi-même et le Team Keat (qui inclue mes amis Toot et Chris), j'ai loué une voiture et nous avons pris la direction de la superbe ville de Busselton.
Nous étions sur place le jeudi, accueillis par les autres membres du team, ma maman (Mumz) et ma marraine qui était venue spécialement pour me voir courir.
Nous étions assez chanceux car nous allions être gratuitement logés par IMG au Amalfi Resort, endroit extraordinaire où l'on se croyait à la maison. Un coup de fil de Mr Shane Smith (aussi connu sous le sobriquet de "Dodo") me rappelait mes obligations envers la presse. Ma nervosité du moment était telle qu'il a fallu que Shane et IMG me ramènent au calme et s'occupe de la préparation afin que je sois détendue.
La conférence de presse se passa bien finalement, malgré l'absence de Marrissa Robbins, mais en connaissant "Miss" ce n'était pas une surprise pour moi.
Le dîner à l'"Esplanade" avec le Team Keat", Belinda Granger, "Miss", et Caroline Cooksley fut l'atmosphère la plus forte à laquelle j'ai participé depuis longtemps avec Granger et moi-même transformées en deux des plus grandes cornes de brume du monde du triathlon ! Je suis partie avant d'avoir usé toute mon énergie à crier et rire et à parler avec tanat de gens…
Le vendredi est arrivé rapidement et la nervosité a réellement débuté après une session de réveil musculaire le matin dirigée par mon coach et gourou Billy Daveron (NDLR : Nous vous parlerons plus longuement de Bill très bientôt). J'ai participé à une rapide séance photo avec mon "futur mari" Deli Carr (je luis avais demandé de se marier avec moi lorsque j'avais 20 ans (NDLR : Elle en a 26) mais il est un peu lassé maintenant. Puis un petit café avec ma personne préférée au monde, ma maman !
Le samedi fut le jour pour organiser le la course, mais c'était parfois compliqué lorsque le Team Keat suggérait des gros titres de journaux comme "Keat abandonne le vélo à cause de ses propres supporters". Chris et Toot décidèrent qu'ils pouvaient emmener sur un scooter une caisse de bière qu'ils cacheraient sur le parcours vélo et qu'ils me tendraient en guise de ravito. Heureusement j'ai roulé suffisamment vite pour qu'ils n'aient pas le temps de faire ça !
LE JOUR DE LA COURSE… Après avoir discuté la soirée précédente avec "Missy", ce qui fut un bon moment, j'ai décidé qu'il serait ridicule d'aller trop tôt au parc (4h30 était mon l'heure que nous avions décidée) et optais pour un très respectable 5 heures "rock-up" pour me lever… quelle idiote ! J'ai encore beaucoup à apprendre !
Après être arrivée, du coup, très en retard au parc, je me suis jetée sur mon équipement pour organiser tout cela et comme les triathlètes l'appellent, "il est temps pour la combi" (la prochaine j'opterai pour 4h30 !). Avec une fantastique intro pour le départ natation comportant un digeridoo, moi et plus de 800 Ironmen plongèrent pour 3.8km. J'était prête pour l'expérience de ma vie.
Je ne savais pas vraiment où j'allais pendant que je nageais mais restait concentrée pour suivre Lisbeth (NDLR : La danoise Kristensen) jusqu'à la sortie de l'eau que je fis en 3ème position. J'étais à l'endroit rêvé pour être au contact avec les principales favorites. La crampe pourtant contractée lors du passage de la dernière bouée et la mésaventure de ce volontaire qui hélas m'a enduite de crème à cet endroit précis ne me firent pas ciller, et après un signe vers ma maman (je pense qu'elle était surprise de voir sa fille mener la natation), je ne me retournais plus.
Les 180km de vélo se passèrent exactement de la même manière qu'à l'entraînement. Merci à ce fantastique "Team Gold". Loin de la maison mais roulant avec des mecs sur la "Goldie" (NDLR : La Gold Coast) et me rentrant dedans à chaque session a finalement payé (merci à Jase, Mick, Brent, Sterlo et Timmy). Tous ces kilomètres de folie que j'ai imposés à mes jambes ont définitivement rendu leur verdict : je ne me suis jamais sentie aussi forte. J'avais programmé mon compteur pour un bip toutes les 25 minutes et je n'avais qu'une impression, c'était qu'il faisait bip, bip, bip !
Ce sentiment de puissance, ainsi que les encouragements de ma mère étaient au-dessus de tout. C'était impressionnant et ça me faisait rire.
D'être calme me fit faire une transition de courte distance, et il fallut que je me calme et me force à lever le pied car ma (trop) bonne hydratation à vélo m'obligea à faire un petit tour aux toilettes… Après avoir demandé "puis-je aller là ?" tandis que les toilettes étaient déjà occupées, les volontaires m'informèrent "Vous êtes la première féminine chez Rebekah". Je ne pense pas qu'il m'attendaient…
Sur les 42.2km de course à pied, j'ai été une fois de plus surprise de la manière dont mes jambes allaient, mais me répétait ce que mon coach Bill disait. Oui j'avais bien travaillé pour en arriver là.
J'étais informée par le commentateur que ma copine Belinda Granger allait de mieux en mieux chaque tour. Ce n'était pas savant le kilomètre 14, juste lorsque la fatigue commença à venir. Mes quadriceps commencèrent à me faire mal et je priais alors pour que les crampes ne viennent pas les taquiner.
Avec seulement 7km à faire sur le marathon et la foule entière derrière moi, ma maman a commencé de me chanter la chanson Tina Turner "You are simply the best", chanson que j'ai demandée sur la ligne d'arrivée… (un peu embarrassée).
J'ai passé le dernier virage, et savoir que je ne me trouvais qu'à 3km de l'arrivée me fit penser "Je peux faire ça". Je ne cessais de me le répéter, "Mon Dieu je crois que je vais le faire". Je pouvais entendre au micro ma copine de corne de brume Granger et le Klaxon d'un bruit familier, le scooter du Team Keat.
Je m'étais promise que si j'avais une bonne avance je marcherais toute la ligne droite avant l'arrivée pour apprécier tout cela; avec 20 minutes d'avance… c'est ce que j'ai fait ! C'est ce que j'ai fait ! Ma pauvre mère ne put venir me voir de suite, et enfin, après s'être battue elle put me rejoindre !

Les bras en l'air, je n'avais pas seulement rêvé, j'avais gagné ce sacré truc !
L'Ironman Western Australia de Busselton a été la plus incroyable expérience de ma vie, et je remercie tous ces gens fantastiques : je sais définitivement où se trouve Busselton sur la carte (NDLR : On est en Australie, le "pays-continent). Cette course est un des plus beaux événements Ironman au monde.

Merci à tous de m'avoir permis de "Vivre mon rêve".

"A bientôt" pour d'autres expériences Ironman.
Bek Keat
> fin de l'article

commentaires


12 Décembre 2004, par : Rodolphe Retrainj'en profite pour te dire que j'adore lire tes news letter et forcément ton site.. Félicitations


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