De retour à la course, mais en étant maman
Photo par Belinda Halloran
Voilà quelques semaines je suis retournée courir au Noosa Triathlon. Après seulement cinq mois et demi depuis la naissance de mon premier enfant, je n'avais pas d'espérances réelles sur la manière dont ça allait se passer et pour être honnête j'étais terrorisée à l'idée de ne pas être à la hauteur et de ne pas être capable de courir correctement.
Mes entraînements en vue de la course étaient malgré tout solides mais à certains moments inconsistants, car il faut bien que je m'occupe de ma fille; cela je l'avais prévu et ne m'en suis donc pas inquiétée. Mon résultat de course de 2h10' n'était pas finalement si mauvais que ça (NDLR : Il s'agissait d'un CD et c'est la jeune australienne de 23 ans Emma Snowsill qui l'emporte en 1:54:55). Ca m'a donné beaucoup de courage pour revenir au plus haut niveau, car après cette interruption je sais que je peux revenir et être à nouveau rapide. Je suis maintenant réellement motivée et attend avec impatience la prochaine course !
Le matin de la course mon mari Grant et moi avions échafaudé
comme d'habitude un plan. Pas celui que nous faisions d'habitude,
gestion de course etc… Non ce plan était pour Grant de faire
attention à Audrey, pendant que je me préparais pour l'événement.
Nous étions arrivés à Noosa la semaine précédant la course pour
laisser à Audrey le temps de s'acclimater et à ses parents le
fait de prendre quelques vacances aussi ! La semaine s'est passée
comme dans un rêve et Grant et moi nous nous disions que c'était
fantastique d'être parents et comment notre vie s'était bonifiée
avec un bébé ! Le matin de la course nous ramena sur terre.
J'étais levée aux alentours de 5 heures en attendant l'heure du
départ à 7h30. J'étais nerveuse, aussi je n'ai jamais su en
quelle forme réelle j'étais par rapport aux autres filles,
courant pour la première fois depuis 15 mois. Je savais qu'Audrey
ressentait que j'étais nerveuse et que quelque chose allait
arriver, aussi elle n'appréciait guère ce qui se passait. Pour
aller au départ nous avions été obligés de la réveiller quelques
heures auparavant son heure à elle de réveil, et elle n'était pas
contente ! Grant a essayé de lui donner le biberon mais pour
marquer son mécontentement elle s'est "débarrassée" du petit
déjeuner qu'on lui avait donné et a refusé ensuite de manger.
Aussi, au lieu de m'échauffer afin d'être prête, j'ai aidé Grant
à lui redonner à manger et à préparer ensuite les affaires
d'Audrey pour une sortie sous la pluie (encore un truc que nous
n'avions pas prévu !).
Finalement alimentée et heureuse, se sentant contente d'avoir
arrêté sa maman à la porte de l'appartement, j'ai remis Audrey à
Grant et fonçais au parc pour vérifier rapidement mon équipement
et faire un petit échauffement de 10 minutes. Heureusement que
notre hôtel n'était qu'à 5 minutes de là…
Audrey dormit durant toute la course et Grant a pu apprécier
celle-ci avec nos amis. C'était un sentiment unique de terminer
et de voir Grant et mon bébé m'attendre sur la ligne. Grant me
tendit Audrey mais je me suis inquiétée, étant en sueur, qu'elle
ne reconnaisse pas mon odeur. Mais pas de problème pour cela, les
parents sauront de quoi je parle, Audrey non plus ne sentais pas
très bon… Sans penser à autre chose, je la posais sur l'herbe
derrière l'aire d'arrivée (quelque chose que je ne me serais
jamais imaginée faire à cet endroit il n'y a pas si longtemps) et
la changeais. Je devine qu'on fait ce genre de truc sans y
penser… Etre maman me paraît tellement normal maintenant que je
ne peux même pas imaginer ne pas la savoir là. J'ai eu une brève
conversation avec Nicole Hackett après la course et tandis que
nous marchions vers nos hôtels respectifs, je ne pouvais lui
avouer à quel point nous sommes comblés : avoir de beaux bébés,
des maris compréhensifs (et supporters) et surtout d'être
capables de continuer de nous dépasser pour cet incroyable sport.












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commentaires
07 Décembre 2004, par : laurenttout à fait d'accord avec toi, la venue d'un enfant dans une vie change beaucoup de chose et tous les partenaires sont pas tous aussi compréhensif mais le sport est un équilibre que l'autre doit pouvoir comprendre. Car si non on est en manque...et on est mal, voir insuportable.