Coupure hivernale : un choix d'activités énorme
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Encore une fois, il existe des règles physiologiques qui s’appliquent à tous, mais la réponse à la question est propre à chacun d’entre vous. Voici quelques pistes pour vous aider à y répondre.
Certains d’entre nous (les plus mordus) ne peuvent se passer de
leurs trois disciplines favorites : seulement voilà , les
conditions météorologiques se dégradent, et la motivation n’est
plus à son meilleur niveau. Un des moyens pour la retrouver est
alors de changer complètement ses habitudes, ses parcours, de
laisser tomber tous vos repères habituels (compteur de vitesse
pour le vélo, cardiofréquencemètre pour la course à pied, chrono
pour la natation…) et de revenir à la base qui est bien souvent
oubliée lors de la saison : la technique. Lors de vos séances de
course à pied, terminez (ou mieux : incluez au cœur de vos
séances !) des blocs d’exercices techniques, cela améliorera
votre foulée sans créer une fatigue musculaire excessive, et dans
le but d’améliorer votre rendement (« vivement les prochaines
courses ! » vous direz-vous lorsque vous verrez vos progrès…).
Encore en course à pied, sortez des « rails » que vous avez tracé
tout au long de la saison, et partez à la découverte de nouveau
paysages et dénivelés : peut-être trouverez-vous de nouvelles
sources de progrès sur ces nouveaux tracés… La pratique du cross
en hiver est bien répandue, et peut vous permettre de garder
contact avec une certaine intensité (en particulier pour les
meilleurs coureurs d’entre nous…).
En vélo, si ce n’est pas déjà le cas, essayez de rouler sans
compteur (choisissez au plus un chrono pour voir le temps
passé…), laissez votre cardio-fréquencemètre à la maison et
recentrez-vous sur vos sensations musculaires mais aussi
respiratoires : en effet, si les jambes sont notre premier moyen
de locomotion, elles sont efficaces grâce à notre qualité de
respiration, que nous travaillons inconsciemment en
permanence.
Et si cette respiration devenait un facteur important de votre
entraînement ? Pourquoi ne pas passer d’une capacité inconsciente
(apporter l’oxygène requis à l’effort) à une performance
consciente (maîtriser les intensités de l’effort grâce à la
respiration) ? Ceci ne sera possible que par un « retour en
arrière » en abandonnant nos repères habituels (temps, vitesse,
allure) et en se penchant de manière « intérieure » sur notre
respiration… C’est à ce moment de la saison que l’on peut se
rendre compte que respirer efficacement n’est pas toujours inné !
Pour ceux qui parviennent à se détacher de leur trois sports
enchaînés, le choix d’activités est énorme : les sports
collectifs en tête, ils nous permettront de reprendre « contact »
avec les efforts en groupe, ou le résultat ne réside pas que sur
une performance individuelle. Jouer quelques temps au football,
au handball, ou au volley pourra remettre en fonction des «
fonctions » mises de côtés lors de notre triathlon : le coup
d’œil lors d’une passe, la rapidité d’analyse d’une phase de jeu
difficile… toutes ces situations pourront être réinvesties lors
de nos futurs triathlons, en nous permettant de prendre de
meilleures décisions plus rapidement et ainsi rester plus serein
quand à notre effort solitaire.
On peut également s’adonner à volonté aux activités « parallèles
» trop souvent délaissées en cours de saison : le VTT, un exemple
d’alternative au vélo, qui nous offre la possibilité de conserver
la notion de pédalage, mais où l’aspect technique devient aussi
important que le physique. La PPG, Préparation Physique
Généralisée, peut également prendre place dans notre
inter-saison, comme un véritable trait d’union entre la saison
achevée (de laquelle nous avons tiré des points forts et des axes
de travail), et la saison à venir (où nos objectifs nous guident
à travailler plus certains aspects physiques que d’autres…).
N’oublions pas qu’une année réussie de triathlon se prépare… en
ce moment !
Le triathlon et le duathlon sont des sports demandant énormément d’investissement physique, et pour que le corps puisse « subir » les efforts demandés sans dommage, il faut qu’il soit préparé un minimum. Même si « l’hyper-spécialité » du mouvement (c’est à dire le renforcement musculaire par la pratique des activités elles mêmes (natation, vélo, course à pied, sans renfort d’efforts d’autre nature) est préconisée à partir d’un certain niveau d’expérience, la PPG vous permettra de vous préparer un corps qui affrontera la saison à venir à 100% de ses capacités, sans vous blesser ! Car l’objectif de la PPG est double : améliorer vos performances, mais également (et surtout) diminuer le risque de blessure !
Quoique vous décidiez de faire pour mettre tous les avantages de votre côté, sachez que vous ferez de toute façon le bon choix car le pire de tous les dangers reste quand même… de ne rien faire du tout !!!
Bonne inter-saison à tous et à très bientôt !


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commentaires
09 Novembre 2004, par : Anthony PHILIPPE"Laissez le cardio à la maison..." : à vélo et à pied, cette période ne doit elle pas justement être celle où utiliser le cardio peut être intéressant, afin de rester dans la bonne zone de "travail" ? C'est un moyen de se limiter, de rester dans de l'endurance fondamentale par ex... à condition, bien sûr, de na pas se prendre déjà la tête avec les séances hyper structurées !
09 Novembre 2004, par : Michael LECUIVREHello Anthony!
Lorsque j'ecris ceci, j'oublie peut être de préciser que dans cette période d'INTER SAISON ( et c'est important de le rappeler!) l'intensité et la justesse de l'effort, qui implique un "carcan" ( des limites de FC etc...) sont à laisser au placard! L'endurance fondamentale, on va en "manger" beaucoup par la suite, donc laissons la place au plaisir, et comme tu dis, aux séances non structurées ( donc qui ne nécessite pas forcément de cardio, CQFD!!!)