Je m’explique : les besoins du corps et les exigences des
conditions climatiques ne sont pas les mêmes selon les périodes
de l’année. Or, selon les saisons, le type d’effort que nous
fournissons diffère également. L’équilibre mentionné dans la
première partie sur la diététique mettait en avant les
proportions généralement utilisées par une population sportive.
On parle souvent du 421 GPL, car cela reprend l’équilibre des
proportions généralement admises : pour 4 portions de Glucides,
on prendra l’équivalent de 2 portions de Protides et 1 portion de
Lipides, ce qui revient aux pourcentages mentionnés, soit 55% de
Glucides, 30% de Protides, et 15% de Lipides. Suivre ce type de
régime tout au long de la saison sera suffisant pour faire face
aux contraintes liées à la pratique de notre discipline. Mais
pourquoi devrait-on suivre des « phases » lors de la
programmation de notre entraînement, et pas au niveau de notre
alimentation ?
Par exemple, en hiver, les conditions climatiques ne sont pas
faciles (souvent froides et humides), et c’est pourtant à cette
période qu’il nous faut constituer notre « base aérobie » (selon
les objectifs, bien sûr !). Donc les efforts fournis seront
majoritairement de nature aérobie, filière énergétique où les
substrats énergétiques sont Glucides ET Lipides. Pourquoi, au vu
de ces contraintes, ne pas « augmenter » la part des lipides pour
diminuer légèrement la part des glucides ? On conditionnerait
ainsi notre corps à utiliser de manière privilégiée les lipides,
et on obligerait celui-ci à avoir un meilleur rendement ! De
plus, certains lipides interviennent dans notre système
immunitaire (de manière indirecte), ce qui permettrait à notre
corps de mieux se protéger de ses conditions climatiques
défavorables…
Voici une proposition de régime qui s’adapte aux saisons et aux types d’efforts fournis.
| Période | Entraînement | Glucides | Protides | Lipides | |
| Novembre | Janvier | Foncier | 40 | 30 | 30 |
| Février | Avril | Pré-compétition | 55 | 30 | 15 |
| Mai | Septembre | Compétition | 60 | 30 | 10 |
| les semaines de compétition | |||||
| 50 | 35 | 15 | |||
| les autres semaines | |||||
ATTENTION, ce tableau ne concerne que la répartition des
nutriments, l’aspect quantitatif sera la seconde clé de la
réussite de ce type d’alimentation.
En période foncière, la part des lipides est importante, mais
elle est en rapport avec le niveau d’activité pour les raisons
citées ci-dessus.
En période pré-compétitive, les glucides refont leur apparition «
en masse », afin de subvenir aux besoins énergétiques plus
importants, dus à l’augmentation de l’intensité des efforts
fournis. De plus, le changement de saison aidant, l’alimentation
doit devenir moins « riche » en lipides, et commencer à
s’orienter vers une alimentation dite « de saison » (pour les
apports en fibres et vitamines d’origine naturelle, et moins
importante au niveau calorique).
En période compétitive, les semaines de compétitions sont
différentes des semaines sans course : les besoins énergétiques
seront différents, donc l’alimentation devra suivre. La part des
protéines augmente les semaines sans compétition, dans l’objectif
de favoriser la reconstruction de la masse musculaire «
traumatisée » pendant les compétitions. De même, les semaines « à
compétitions » seront tournées vers un apport plus important de
glucides, dans l’objectif d’améliorer le stockage des hydrates de
carbone.
Ceci représente une façon d’envisager la diététique sportive applicable au triathlon, mais elle ne fait que suivre les grands principes de base d’une alimentation dite « équilibrée ». Seul le côté qualitatif a été envisagé dans ce sujet. Il est bien sûr logique que l’aspect quantitatif s’adaptera également au même titre au fil de la saison. Ne perdons pas de vue que chacun réagit à sa façon à tel ou tel type de régime, et que le plus important est d’écouter son corps et ainsi développer ses sensations et l’harmonie avec son corps…
Bon appétit !












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