L'hypoxie : pourquoi ne pas en profiter ?
Photo par XTriathlon
Une des conséquences de ce mélange des genres est que chaque sport a développé ses techniques propres : les sports de force ont leur méthodes d’entraînement, les sports d’endurance en ont une autre, les sports de précision ont encore un système différent. Et ce qui fait la richesse du triathlon est que nous « associons » trois disciplines.
« Mais où veut il en venir ? » êtes vous en train de vous dire…
Eh bien, certes, nous nous entraînons dans les trois disciplines, mais pourquoi ne mélangerions nous pas les techniques ? Pas toutes, évidemment, mais il y en a une tout particulièrement qui me paraît intéressante à développer : l’hypoxie.
Pourquoi celle-ci en particulier ? Tout simplement parce qu’elle n’est, pour l’instant, utilisée qu’en natation : très rares sont ceux qui l’utilisent dans d’autres disciplines… Alors pourquoi ne pas en faire profiter d’autres disciplines ? Pour répondre à cette question, penchons-nous un peu sur le fonctionnement de l’hypoxie.
En quoi consiste l’hypoxie ?
En natation, de manière générale, la respiration se fait tous les
3 temps (plus rarement, les nageurs de long utilisent la
respiration tous les 2 temps). Pendant les trois (ou deux)
mouvements de bras, le nageur expire et l’oxygène n’est plus
apporté aux muscles.. Ensuite, pendant la phase d’inspiration,
les poumons se remplissent d’air, donc d’oxygène, et on
recommence… L’hypoxie consiste à prolonger la durée d’absence
d’apport d’oxygène, ceci afin d’optimiser la capture de ce
dernier par les cellules qui sont susceptibles de l’utiliser :
les mitochondries.
Les mitochondries (je m’excuse d’avance auprès des grands
scientifiques, je vais faire des raccourcis pour que tout le
monde suive…) sont de véritables unités de production d’énergie.
Elles utilisent l’oxygène afin de brûler les substrats
énergétiques et ainsi nous fournir l’énergie nécessaire, entre
autre, à la contraction musculaire. Or, lors d’un apport
d’oxygène diminué, ces « usines à énergie » continuent à
fonctionner : elles « apprennent » alors à optimiser l’oxygène
présent, ce qui a pour conséquence de mieux utiliser celui-ci
lorsqu’il devient à nouveau disponible en quantité.
Un exemple concret : lors d’une nage en 5 ou 7 temps (pour les
meilleurs d’entre nous…), le système fonctionne en « sous-régime
», ce qui nous donne une impression de faiblesse, puis lors de
l’inspiration, l’oxygène abonde à nouveau pour les premiers
mouvements, mais très vite réapparaît cette sensation
d’étouffement, donc de sous-régime. En fait, l’oxygène est
présent au niveau sanguin en grande quantité, mais le corps
renouvelle ce stock en permanence, ce qui résulte de la
respiration (petite et grande circulation sanguine font voyager
le sang des poumons vers les muscles et le cœur pour apporter cet
oxygène, puis ramène le sang vers les poumons pour recharger
celui-ci en oxygène). Donc, en « privant » notre corps d’un
apport régulier (en augmentant le temps entre notre inspiration
et notre expiration), nous obligeons notre corps à utiliser
l’oxygène présent, donc nous « musclons » nos mitochondries. Or,
chacun d’entre nous l’a déjà expérimenté à l'entraînement en
bassin, mais très peu d’entre nous l’a déjà expérimenté sur un
home-trainer ou lors d’un retour au calme en course à pied…
Et pourtant, ce système équivaut à celui des entraînements en
altitude, qui revient à produire des efforts en présence d’un
faible taux d’oxygène. Attention, je n’ai pas dit de faire une
séance de home-trainer de 20 minutes en apnée, cela risquerait
d’être dangereux… pour ceux qui en douteraient !
A tester donc d’abord à l’entraînement, puis à utiliser
efficacement lors des séances ou des échauffements, et de manière
bien structurée. Aujourd’hui, la méthode la plus efficace connue
consiste à faire de petites apnées (de 10 à 15 secondes… et c’est
déjà énorme !) en fin de séance de home-trainer ou de course à
pied, lors des phases de retour au calme (c’est à dire avec une
intensité d’effort très basse : 110-120 pulsations maximum), par
séries de 2 à 5 avec 1’ ou 1’30 entre chaque répétition.
Les effets se feront alors sentir entre 48 et 72 heures plus
tard.












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commentaires
08 Septembre 2004, par : fific cool pour améliorer mes performances en chasse sous-marine mais bon en vélo ou en cap, bof
16 Septembre 2004, par : Perrin BertrandTrés intéressant à essayer maintenant
02 Mai 2005, par : benjaminoups re moi (benjamin)
pour répondre a fifi
c'est interessant dans toutes les disciplines aerobie.
C'est l'hypoxie qui provoque la synthése de L'EPO, ce qui conduit a une amellioration du transport de l'oxigéne par le sang.... donc c'est bon aussi pour le vélo, la course a pied et tout ce qui utilise la filière aerobie.
d'un autre coté au moment de l'apnée le muscle doit trouver "d'autre source d'énergie" il se produit alors la fameuse fermentation lactique, je suppose que dans une certaine mesure on doit aussi amelliorer cette filière energetique : c'est pourquoi c'et aussi intérewssant dans la chasse sous marine!!!!!
27 Janvier 2006, par : J'ai vu une émission sur le champion du monde d'apnée vivant en belgique, il s'entraîner en marchant sur tapis en se forçant à expirer l'air.