Belinda Halloran : dernier chapitre
Photo par XTriathlon
Mes contractions ont débuté durant la nuit de dimanche. Nous étions tous les deux, mon mari et moi, très excités et pensions que nous allions avoir un bébé dès le matin… pas que nous allions veiller durant deux nuits, et surtout que toute la souffrance que j'avais connue sur Ironman allait être insignifiante à côté de ce que j'ai enduré pendant ces heures interminables. Maintenant j'essaie de prévenir les futures mamans, mais je n'ai plus de respect pour les mères qui programment leur accouchement simplement pour ne pas avoir mal !
J'ai pris la décision d'accoucher sans péridurale, et de faire cela le plus naturellement possible. A 32 heures 30, j'ai commencé à crier à chaque fois que quelque chose me touchait le ventre. Les sensations qui viennent avec la naissance sont uniques. Ce n'est comparable à rien d'autre que j'ai connu, de courses, larmes, chutes de vélo qui disloquent les épaules ou cassent les membres… mais c'est assurément ce qui rend cet instant si spécial.
Il n'y a rien que vous ne puissiez dissimuler lors d'une naissance (heureusement), mais il y a plein de choses que vous pouvez faire à l'avance pour vous assurer que vous serez pour elle dans la meilleure forme possible. Je remercie mon niveau de régime et de forme physique grâce auxquels je suis sortie de l'hôpital le jour même de la naissance. Même si cela peut être incroyable et inhabituel pour beaucoup, pour mon mari et moi, ramener notre bébé dans notre environnement a été la chose la plus naturelle qu'il soit. Bien sûr j'étais épuisée mais c'était tout. Les nombreuses heures de contractions ont incité mon corps à se sentir comme si j'avais fait pris beaucoup de poids, mais comme sur un Ironman, vous ne sentez plus tous les maux et douleurs 2 jours après l'événement mais vous sentez juste raide, et un peu fébrile.
Un mois après et jusque là, tout va bien. La petite Audrey développe de jolies jambes de cycliste et de beaux bras de nageur, et ses pieds ressemblent à ceux de Ian Thorpe ! Mon mari et moi revenons lentement à un rythme de sommeil pour lequel nous avions été privés, car ressembler à un zombie est le (petit) prix à payer pour quelque chose d'aussi beau que votre enfant. Mon corps s'habitue à son nouveau rôle, comparé qu'il est à une vache obligée de donner du lait 7 fois par jour. Pendant les instants de repos de la demoiselle, j'ai recommencé des exercices pour aider mon corps à retourner à la normale.
Il y a beaucoup de changements qu'endure le corps d'une athlète pendant et après l'accouchement. J'ai trouvé intéressant de découvrir des choses comme les saignements qui peut continuer pendant 6 semaines, l'énergie qu'exige votre corps pour produire un litre de lait par jour et la quantité de temps le corps a besoin (6 à 8 semaines) pour bien mettre en place cette apport de lait pour votre bébé. Les études ont montré qu'une reprise d'entraînement trop rapide peut affecter la production de lait ainsi la discussion d'un délai avec le docteur est essentielle avant le retour à n'importe quelle forme d'entraînement.
Pour moi, mon plan actuel est de profiter, avec mon mari, de la bénédiction d'avoir un beau bébé nouveau-né, avec l'intention de revenir à l'entraînement à la fin de l'année. J'ai peut-être manqué certaines sensations lors du "travail" mais maintenant je profite réellement des nouveaux challenges que le travail de maman demande. Tandis que courir un Ironman donne une joie qui dure quelques semaines, être une maman m'a offert un sentiment qui durera une vie.
I look forward to seeing you on the circuit, or at the crèche…
Belinda.












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commentaires
19 Juillet 2004, par : PipoDébectant ! Etaler ses moments les plus intimes comme cela... Quelle honte !