L’ « après Ironman » : une phase cruciale
Photo par XTriathlon
Pendant la course, vous avez poussé votre corps et votre mental tout proche de leurs limites, et sitôt la ligne franchie, vous allez subir un contrecoup qu’il va vous falloir affronter. Ces limites, que vous avez tutoyer, vous ont demandé une quantité d’énergie et de motivation incroyable, presque surhumaine. D’ailleurs c’est un premier point à prendre en compte : vous êtes à présent (je vous le souhaite sincèrement !) un membre à part entière de la famille des Finishers. C’est certainement une des plus belles manières d’atteindre une forme d’accomplissement de soi dans la vie, et c’est un motif de satisfaction personnelle. Par contre, la fatigue et une certaine forme de démotivation risquent de vous faire traverser une période un peu fastidieuse. Je vais vous exposer la façon de gérer cette phase au niveau de l’entraînement, l’aspect le plus important étant celui de la motivation.
Pour permettre à votre corps de se remettre de cet effort ultime,
mettez-vous à son écoute encore plus que d’habitude : si vous
sentez que vous devez cesser toute activité physique pendant une,
voire deux semaines, alors faites-le. Vous forcer à vous
entraîner sans envie, et sur une fatigue morale, vous conduira
sans doute à la catastrophe ultime : le surentraînement et pire,
le dégoût. Mais dès que l’envie reviendra, reprenez les séances
tout en douceur.
Une séance natation, avec principalement des exercices techniques
et des séries de 2 à 3 fois 200m allure 1 (c’est à dire en
aérobie complète) peut représenter une séance idéale.
Idem pour le vélo : 2 heures maximum, 39/19 en souplesse sur un
parcours plat, avec plus l’esprit ballade que l’esprit
entraînement.
Quand à la course à pied, une reprise par des footings de 30 à 40
minutes pour commencer paraît un compromis idéal. Quelque soit
votre volume d’entraînement, ne reprenez que par une à deux
séances par discipline pendant une à deux semaines. Ensuite, et
selon vos objectifs, vous pouvez envisager une reprise plus
sérieuse de l’entraînement, non sans avoir fait au préalable un
bilan sanguin par exemple.
Ceci est l’aspect physique, le plus simple à gérer. L’aspect
psychologique est un peu plus complexe à aborder. En effet,
comment terminer avec envie la saison, en ayant franchi la ligne
d’arrivée d’un Ironman, le plus grand défi de notre discipline
?
Tout simplement en se remémorant la base du triathlon, à savoir
que franchir une ligne d’arrivée, qu’importe la distance
parcourue, est déjà une victoire. Ensuite, votre fin de saison ne
se résume pas à quelques courses anodines, elles seront encore
autant de source de plaisirs, à la fois personnel et je l’espère
partagé avec votre entourage.
Plaisir personnel, car même si les performances ne seront pas
tout de suite au rendez-vous, les progrès feront rapidement leur
apparition, ne serait-ce que parce que vous êtes plus fort
mentalement.
Partagé, car les endroits que l’on découvre grâce à nos courses
sont autant de lieux à explorer avant… à nous d’en profiter par
la suite.
Quand à la motivation à proprement parler pour des courses plus
longues, elle reviendra naturellement, sauf si elle ne vous a pas
quittée. Quelquefois, sitôt la « finish line » franchi, vous
pensez déjà à votre prochain Ironman. Si ce n’est pas encore le
cas, patience, cette question vous reviendra bientôt en
tête…
N’oubliez pas, vous avez attrapé le virus Ironman !












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commentaires
10 Juillet 2004, par : gervillemerci pour cette analyse car je suis en plein dedans (je reviens de ROTH et le contre coup moral n'est pas facile à gérer)
13 Juillet 2004, par : martelsalut, moi j'ai fini en 10h50 l'Ironman de Gerardmer et je suis deja inscrit pour nice, je suis toujour autant motivé pour mon dernier objectif, qui se court pour la derniere fois à ce lieu, mais en se moment, il me manque du jus, je ne sais pas encore quand je vais pouvoir reprendre les seances d'intensité, sa me chagrine un peu car j'ai peur de perdre beaucoup mon entrainement passé pour nice car je dois en se moment récupéré plein pot, en fesant de petite sortie, j'ai attaqué la 3 ème semaine et j'ai eu un peu de mal pour une sortie CAP de 1h30 en aérobie, la distance Ironman est vraiment un autre monde et comme peuve dire certaine personne, on ne devient que triathlète après avoir courru son premier Ironman, car la gestion d'un tel effort demande vraiment un grand mental, un de mes copains pour se premiere année la fait et je lui tire mon chapeau, meme en 14h50, on sait entrainer ensemble pour les grosses sorties vélo, la seule différence avec moi, c'est qu'il a tout fait en aérobie car lui voulais finir son premier et moi, voulais faire un bon temps, j'ai courru le marathon en 3h35, pas mal pour moi, mais je pense, que je peux encore mieux faire...
14 Juillet 2004, par : Stéphane MaloSalut, je viens de finir mon premier Ironman à Frankfurt en Allemagne en 13h36, l'objectif était de finir sans devoir marcher lors du marathon... mission accomplie. Une grande joie après ces sacrifices, les derniers 100 m sont la porte du paradis et la foule ne fait que transcender cette sensation d'émotion intense. J'ai fait mon premier trathlon il n'y a que 14 mois, et avec mon ami Didier (Finisher en 12h37!!!) nous incitons tous les triathlètes pas encore Ironman à le devenir, avec un entraînement sérieux et beaucoup de motivation (le faire avec un ami est un grand plus!) on peux réaliser l'impensable car si l'on m'avais dit il y a deux ans que je finirais un Ironman, j'aurais crié au fou!!! le corps est capable de performance insoupçonnées.. vibe le triathlon, vive l'épreuve mythique de L'Ironman! "Tu es" comme disent les allemands, faites le!
17 Juillet 2004, par : Damien MonnotSalut Michaël,
Je pense que tu te souviens de moi (Oullins Triathlon),nous nous sommes rencontrés à Gérardmer pour ce qui était pour moi la toute première dans le grand bain de l'Ironman. J'ai apprécié de discuter avec toi et j'ai été sensible à l'intérêt que tu as manifesté pour ma course (loin des potentiels qualifiables pour Hawaï...). J'espère que ta périostite est sur la voie de la guérison.
Je viens de lire avec attention ton article sur le post-Ironman et effectivement, j'ai attrapé le virus de l'Ironman. Cette course s'est déroulée pour moi comme dans un rêve sans souffrance, sans moment de "moins bien". La récompense de nombreuses heures d'entraînement et de persévérance. Une seule idée en tête: recommencer. J'ai repris l'entraïnement: je suis obligé de me freiner, les sensations sont bonnes et l'envie intacte.
Continuez à faire vivre et grandir ce magnifique site qui fait partie de mon quotidien. Bravo!
A bientôt peut-être sur une autre course.
04 Aout 2004, par : charles carriéun article plein de vérité
bravo
19 Juillet 2005, par : Pierre-Alain BONSACQUETMerci pour ces conseils que j'ai, sans avoir lu ton exposé, appliqué, malgré une petite expérience en tri (1 an) mais une plus grosse en CAP.
Finisher à Roth en 11h25, j'ai gardé le goût de l'entrainement, mais faible charge pour pouvoir deux semaines après, participer au MD de Dijon en 5h16 sous la canicule.
Alors oui, je confirme, être à l'écoute de son corps. La semaine qui a suivi: 3 entrainements natation. Pour info, Cyrille Neveu a nagé deux fois la semaine suivant Roth.
Puis j'ai fait trois séances vélo (deux ascensions Alpes d'Huez+sortie 67km) et une séance enchainements (5 fois 7mn natation/5mn CAP)et 5 séances natation souple en lac entre 30 et 45mn.
Voilà, en deux semaines entre un Iron et un MD. C'est faisable, mais écouter son corps est primordial
A+ pour d'autres récits d'expériences.
Pierre-Alain alis Bilbo sur www.triclair.com
20 Novembre 2005, par : stephane catalotCes conseils arrivent pour moi un peu tard après une periode très dure,en effet après une saison fabuleuse en 2004(2003 aussi)ironman gerardmer , embrun , md vouglans , cd auxonne et pour finir nice 2004 (obligé c'etait le dernier).Apres un mois de coupure je repars de plus belle au mois de novembre avec une forme terrible,j'étais sur un petit nuage.
Mais le 15/12/04 explosion(pas grave dans ma tete )après 15 jours de repos reprise des entrainements,à ce moment là je me suis aperçu que l'entrainement devient très dur ( pas de problème je continue de plus belle )et là, fin janvier explosion totale,la chute fut terrible.
Je vous passe les details sur les mois qui ont suivis(je ne le souhaite à personne ).
Après plusieurs mois de galère le 7/8/05 (une voix me dit : envoie ton bulletin pour l'EMBRUNMAN)je n'ai pas pu résister a l'appel d'enbrun.
Pour la petite histoire je l'ai fait pour ma fille et pour jules le fils de TITI triathlète au club(jules a 18 mois et de très très graves problèmes de santé).
Sans entrainement depuis plusieurs mois et pour montrer aux enfants qu'avec le mental il est possible d'etre à nouveau finisher embrunman.
Pour conclure une fois tous les trois ans j'explose
j'èspere qu'avec un peu plus d'expérience j'arriverai a planifier les saisons futures plus correctement(surtout la reprise en novembre)
A bientot sur la saison 2006 (corsica tri ou iron nice,embrun et gerardmer.
nota:desolé pour la mediocrité du texte mais j'ai horreur d'écrire
IRONCAT
A