La psychologie du sport : un remède contre le dopage
Photo par XTriathlon
Pire encore ! Elles ne font que renforcer l'idée selon laquelle l'athlète est un homme machine, sorte de cyborg auquel il suffit d'administrer des substances chimiques pour améliorer ses performances.
Cette pratique, organisée à l'échelle internationale par des "Dr Frankenstein" en herbe, ne connaissant pas tous les effets des substances utilisées, a pour seul but de rassurer les entraîneurs, les sponsors, les familles et les athlètes eux-mêmes lors d'enjeux importants.
Un tel contexte nous montre que ces stimulants se substituent à
la nécessité d'instaurer un cadre où peut s'exprimer librement le
psychisme de l'athlète. Bâillonné de la sorte, le sportif tait le
manque de communication tant verbale que non verbale auquel il
est confronté. Le dopage devient par-là même un moyen efficace,
l'équivalent d'un anesthésique de contact, pour masquer, gommer
ce manque et répondre avant tout aux enjeux des compétitions. Par
contre, en considérant l'athlète comme un être humain qui, pour
se réaliser, prend la pratique sportive comme mode d'expression,
d'accomplissement d'un désir, le psychologue du sport le suit
dans son projet de vie au cœur d'une réalité sociale dont les
contradictions sont nombreuses. Nous désignons cet accompagnement
par le terme d'"être-athlète" dont l'aboutissement est
l'autonomie du sportif.
Au même titre que d'autres plans comme le médical, la diététique
et le physique, l'aspect psychologique sert de fondement pour
l'écoute de l'athlète. Dès lors la blessure, la
contre-performance sont interprétées comme un message qui, ne
trouvant pas d'espace pour s'exprimer, le fait de cette façon.
Dans ce domaine, notre psychologue dispose d'outils (tests,
entretiens, questionnaires, etc.) et de techniques (la
relaxation, l'imagerie mentale, l'hypnose, la bioénergie, etc.)
afin de devenir un médiateur, un décrypteur du langage du
psychisme de l'athlète.
Il doit être présent sur le terrain au moment des entraînements et des compétitions, afin de mieux cerner avec le sportif ses faiblesses et ses forces. Ce suivi prend de la valeur grâce à une programmation individuelle. C'est à dire dans le choix pertinent de la technique à utiliser pour un athlète donné. Cette adaptabilité évite de tomber dans le travers de l'application d'une même technique pour tous.
Ainsi, par la mobilisation des ressources dont tout athlète dispose et dont il n'a pas toujours conscience, nous remarquons qu'une amélioration sur le terrain s'accompagne d'une amélioration dans son quotidien et réciproquement.
Finalement, le passage de l'athlète à l'être-athlète permet de contrer le dopage en dominant la malhonnêteté, la tricherie, parce que " la joie est un sentiment qui naît lorsque l'on est vrai avec soi-même " (A. Lowen, La joie retrouvée, 1995).












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