La gestion du stress
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Pour schématiser, nous pouvons dire que le stress est de l’énergie ou plus exactement un surplus d’énergie. Ceci lui confère donc a priori un aspect positif...
De fait, le stress s’avère être un élément indispensable de la réussite puisque le sportif a besoin d’énergie (et parfois même de beaucoup d’énergie) pour mener à bien ses performances.
Or vous connaissez tous les notions de "bon" et de "mauvais" stress qui demeurent parfois un peu floues dans notre esprit. A savoir qu’il y aurait un stress handicapant et un stress conduisant à la réussite. Mais alors comment trouver le juste milieu ?
La principale difficulté pour répondre à cette question réside dans le fait que ce niveau de bon stress est différent d’un sportif à l’autre. C’est pourquoi le travail sur le stress est particulièrement délicat et demande souvent l’intervention du préparateur mental pour comprendre son processus complexe et pour faire du stress une force supplémentaire.
Le stress est sans doute le sentiment qui se matérialise le plus aisément, puisqu’en dehors des gênes psychologiques qu’il occasionne viennent s’ajouter des gênes physiologiques et physiques repérables (boule dans l’estomac, mains moites, tremblements des membres inférieurs, accélération du rythme cardiaque…).
En vue des différentes manifestations visibles et du ressenti, le sportif dispose d’informations qui lui serviront de base afin de définir le niveau de stress auquel il s’avère être le plus performant. Pour ce faire, il convient de bien connaître les mécanismes de l’apparition de votre stress.
Comme souvent, la préparation mentale est un espace de réflexion
permettant de chercher et de trouver la réponse adéquate.
Dans un premier temps, il est important de se mettre à l’écoute
de son corps et de son mental afin d’en dégager certaines
constantes et donc votre mode de fonctionnement interne devant le
stress.
Dans un second temps, il devient urgent de savoir repérer les
situations qui s’avèrent stressantes pour vous.
Suite à ces deux étapes, vous êtes déjà en possession de
suffisamment d’indications pour travailler sur la gestion de
votre stress et mettre en place des stratégies permettant de le
canaliser et de l’utiliser de manière à aller vers une
performance en accord avec vos capacités.
Le contrôle de votre stress sera amélioré si vous êtes capable de
mettre en place des stratégies d’adaptation au stress.
Quelques notions peuvent permettre de faire baisser le niveau de
stress lorsque celui-ci devient néfaste à la performance :
la maîtrise de l’environnement (la réduction de l’incertitude, la
connaissance des détails, la prise de décision… sont autant de
points qui impliquent une baisse du stress).
Une bonne préparation (technique, tactique, physique et mentale à
un sportif confiant est moins sujet au stress).
La gestion des émotions (développement de techniques personnelles
permettant de mieux supporter les éléments stresseurs par une
mise en pratique rapide et efficace comme l’autosuggestion, la
concentration, l’imagerie mentale, la relaxation, la
respiration…).
Nous avons jusqu’à présent évoqué le stress dans sa généralité,
or il faut distinguer deux types de stress : celui d’avant
compétition (qui dure parfois plusieurs jours) et celui pendant
compétition (qui apparaît subitement).
Ces deux types de stress demandent des réponses adaptatives
différentes.
Le stress d’avant compétition est avant tout dû à une projection
dans le futur (lors de la compétition). Or le futur par
définition apporte de l’incertitude par rapport à ce qui peut se
produire, donc du doute, donc du stress.
C’est alors que l’imagination va bon train et elle ne va
malheureusement que très rarement vers des images positives et
rassurantes, ce serait plutôt le contraire qui a lieu !
Sachez bien que plus vous êtes stressés et plus votre imagination
part dans tous les sens; par contre si vous êtes capables de
contrôler votre imagination vous pourrez parallèlement contrôler
votre stress…
Afin de réduire le stress d’avant compétition, je ne saurais trop conseiller :
- de se positionner au présent (en s’absorbant d’une action
présente, la plus insignifiante fut-elle : "je suis en train de
marcher", "je suis assis"…)
- de relativiser (jouer avec la taille des images perturbantes ou
leur lumière ou leur son)
- de transformer les images mentales (changer une issue négative
en issue positive porteuse de réussite)
- de réduire mentalement les incertitudes (trouver pour chaque
situation de la compétition un ou plusieurs moyens de se sortir
d’un mauvais pas)
- de réaliser un travail musculaire (si le stress est un surplus
d’énergie, l’action de contraction-relâchement du muscle brûle
cette énergie en excédent afin de retrouver un taux « acceptable
» de stress)
Le plus souvent, le stress d’avant compétition disparaît dès le début de l’épreuve si le sportif fait preuve de suffisamment de concentration, de confiance en lui et d’esprit positif.
Le stress pendant la compétition peut apparaître subitement à la
venue d’un élément impromptu émergent de l’environnement ou d’un
état de pression dû à un moment clé de l’épreuve.
Ce stress doit être contrôlé le plus rapidement possible pour
éviter que s’installent des manifestations physiques
handicapantes (crispations…). La réaction adaptative du sportif
doit être immédiate.
Des outils mentaux simples peuvent être utilisés :
- Se concentrer à nouveau sur soi (en excluant
l’environnement)
- Revenir dans le présent (sur l’action présente : "je cours et
mon pied touche le sol", "je nage et mes mains entrent dans
l’eau"…)
- Prendre du recul (réévaluer la situation et neutraliser la
charge émotionnelle)
- Se relaxer (détendre les groupes musculaires crispés)
- Respirer (c’est un travail musculaire qui brûle de l’énergie en
surplus)
Il est toujours très difficile de connaître le niveau de stress
acceptable qui permet de réaliser la meilleure performance.
Il est cependant possible d’en avoir une idée assez précise en
consignant par écrit un certain nombre d’informations lors de
chaque compétition : enjeu de l’épreuve, préparation (physique,
tactique, technique, mentale), niveau de fatigue, niveau de
stress, alimentation, état d’esprit (confiance, positivité,
envie…), matériel, météo, vie personnelle…
Comparez ensuite l’ensemble de ces aspects avec la performance
obtenue et vous pourrez ainsi dégager une constante qui vous
permettra d’établir la meilleure préparation pour une meilleure
performance.
Dans le processus de gestion du stress, le but visé est de donner
au sportif un contrôle volontaire sur son stress.
Il ne subit plus un stress qui, par son amplitude, réduit ses
performances, mais il décide de réduire son stress pour augmenter
(ou du moins conserver) les performances qui sont siennes.
Dès lors, une régularité des performances est donc possible.
Article écrit par
Estelle LOZANO
Préparateur mental
Vienne (38)
06.74.90.92.05












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commentaires
10 Décembre 2004, par : hindje prepare un memoire de fin d'étude et vous m'avez aidé a obtenir des informations. c'est interessant